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Les paradoxes de la connaissance organisationnelle




(JPG) par Philippe Baumard, professeur de stratégie IAE d’Aix-en- Provence, Spécialisé en management stratégique et en guerre de l’information, il est l’auteur de nombreux travaux de recherche sur le sujet.

La connaissance est en soi une matière paradoxale, car elle n’est constituée que de manière rétrospective, si bien que personne ne peut réellement être témoin de sa propre connaissance, pas plus que personne n’est capable de voir l’herbe pousser.

À l’instar du jeune héros de Julien Gracq, dans le Rivage des Syrtes, qui réalise combien il fut tout autant l’auteur que le témoin d’une invasion des rivages dont il avait la garde, tout individu est en permanence balancé, à la frontière de ses perceptions, entre le refus et l’acceptation des signes, entre la réalité des stimuli et leur part imaginée.

Comment le notait Clément Rosset, « c’est le sort des actes profonds de ne devenir perceptibles que lorsque ceux-ci sont depuis longtemps engagés (...). La représentation du réel est généralement tardive ; mais cela ne signifie pas du tout que la réalité ne soit perceptible que par le biais de la mémoire. L’accès du réel à la conscience, qui intervient après coup, ne constitue pas pour autant un souvenir. C’est le réel qui vient aussi à la conscience, plutôt qu’il n’y revient » (1)

Il faut, en préalable à notre étude, bien comprendre la nature en permanente construction de la connaissance humaine. Quand nous parlons de connaissance "organisationnelle", nous faisons en réalité référence à un corpus totalement inexistant dans les organisations.

Inexistant, en ce sens qu’il n’existe aucun "stock" de connaissances que l’on puisse attribuer à une organisation de manière absolue, et qu’il serait vain, si l’on comprend la fragilité et l’indécidabilité ontologique de la connaissance individuelle, d’en vouloir étendre le concept à l’ensemble d’une organisation. La connaissance ne peut se constituer en "stock" car un seul élément nouveau peut remettre en question tout ce que l’on sait.

(1)Clément Rosset, Le Réel. Traité de l’Idiotie, Paris, Editions de Minuit, 1977, p. 130

Extrait de "Les paradoxes de la connaissance" , Paris : Ellipses, juin 2002.




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